Pendant que les vignes prennent un repos mérité avant de recommencer à travailler, revenons sur l’année écoulée pour mieux comprendre les vins du nouveau millésime. Voici quelques faits marquants :

Le printemps en hiver :

Après des pluies abondantes à l’automne, le début de l’hiver nous a réservé un temps printanier avec des températures élevées pour la saison mais surtout un manque de pluie. Jugez-en par vous-même, nous avons eu une période de presque deux mois et demi sans un millimètre d’eau. Du jamais vu depuis que les observations météo existent ?

Aussi, quand au mois de février la première averse est tombée en pleine nuit, c’était un moment de soulagement qui incitait à se rendormir d’un sommeil profond et apaisé.

La nature en avait presque perdu la tête….

C’est ainsi que début janvier les premières des figues fleurs commençaient à poindre leur nez et que lorsque l’on donnait un coup de ciseaux, on sentait que la sève de la vigne n’était pas bien loin. La vague de froid de début février (l’une des plus rigoureuse depuis 50 ans) a rappelé à la nature que l’hiver était encore là et qu’il fallait encore se reposer.

A partir de la Saint Valentin, le redoux s’est amorcé avec des températures plutôt élevées pour la période et le débourrement s’est bien passé.

L’automne au printemps

Les mois d’avril et de mai auront été pluvieux et frais. Si la pluie était salutaire pour permettre aux réserves de se constituer, les températures plutôt fraiches auront fait prendre du retard à la végétation de la vigne…. Notons au passage que nous sommes dans le sud : mistral et tramontane viennent sécher l’humidité. Contrairement aux autres régions viticoles, nous devons être l’un des rares endroits ou le mildiou n’a pas fait trop de dégâts.

La floraison avait presque deux semaines de retard…. Et à la fin du mois de mai, nous avions des températures estivales

Un début d’été frais et pluvieux puis le beau temps s’installe…

Si fin juin début juillet, pluies et fraicheurs étaient présents, l’été aura été plutôt chaud avec des précipitations limitées.

Température chaudes en journée et fraiches de nuit, ce sont les conditions idéales pour le développement de l’oïdium et c’est bien là le fait marquant du millésime pour notre domaine….. Durant tout le mois de juillet la pression aura été forte comme jamais. Ainsi, quand d’habitude on ne fait qu’un traitement début juillet, nous avons été obligés d’enchainer trois traitements pour sauver la récolte…. Mais au final, les raisins étaient beaux pour les vendanges qui ont commencées avec une semaine de retard….

Le temps des vendanges….

Elles se sont étalées sur presque un mois…. Ce fut un millésime de création, d’inspiration, d’essais et d’expériences… Plusieurs types de vinification pour une même parcelle, plusieurs stades de maturité, la palette des gouts, arômes, saveurs et couleurs était large au moment de marier les différentes cuves. Aucune cuvée n’a vu de SO².

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